Designated Survivor fait partie de ces séries politiques que le public n’a jamais vraiment voulu lâcher. D’abord sauvée une première fois par Netflix après son annulation sur ABC, elle a longtemps laissé planer l’idée d’un retour durable. Kiefer Sutherland y croyait, les fans aussi, et les audiences de la saison 3 semblaient aller dans le bon sens. Pourtant, la série s’est arrêtée net. Et contrairement à ce que tout le monde pensait, ce n’est pas une histoire d’audience.
Netflix n’a pas annulé la série à cause des chiffres
Sur Netflix, la série s’était hissée dans les programmes les plus regardés. La critique avait salué le virage pris par le producteur Neal Baer, qui avait recentré toute la saison 3 sur la campagne présidentielle et sur des thèmes beaucoup plus contemporains : désinformation en ligne, enjeux éthiques du système de santé, vie privée des citoyens, pression médiatique… Un virage plus sombre, plus réaliste, et nettement mieux maîtrisé que le format procédural d’ABC.
Malgré cela, Netflix a confirmé qu’une saison 4 ne verrait pas le jour. Une décision brutale en apparence, mais que Kiefer Sutherland a rapidement éclaircie : les audiences n’y étaient pour rien. Le vrai problème venait des contrats et du rythme de production.
Lors de son passage sur Scala Radio, la star de 24 Heures chrono a expliqué que la transition entre ABC et Netflix avait créé un casse-tête total. Les acteurs n’étaient engagés que pour un an, et beaucoup avaient déjà signé sur d’autres projets.
« Je ne pense pas qu'il y aura une saison 4. Notre expérience avec Netflix a été formidable, et nous avons bénéficié d'une liberté incroyable. Mais la réalité, c'est que les contrats étaient tellement complexes et différents de ceux des chaînes de télévision traditionnelles que Netflix n'a pas pu garder beaucoup d'acteurs de la série, qui ont accepté d'autres projets. Je ne leur en veux pas du tout. Du coup, je pense que faire une saison 4 serait très compliqué et difficile… Je crois qu'il est temps pour nous tous de trouver quelque chose de nouveau. »
Un constat que Deadline a confirmé : les contrats d’eOne, le studio derrière la série, ne couvraient que la saison 3. Impossible, dans ces conditions, de réunir l’ensemble du casting pour une suite.
Un autre élément a pesé lourd : le rythme de production. Sur ABC, Designated Survivor tournait des saisons de 20 à 22 épisodes, un calendrier long et éprouvant. Le passage à Netflix a réduit ce nombre à 10, mais cela n’a pas suffi à retenir des acteurs qui cherchaient des projets plus flexibles
Mark Gordon, producteur exécutif et président d’Entertainment One, avait d’ailleurs confirmé que des discussions étaient en cours pour une saison 4… mais que la décision finale avait été prise en concertation, faute de pouvoir réunir le cast.
Une saison 4 toujours possible sur Netflix ?
La série n’a donc pas été abandonnée à cause de son contenu, mais en raison d’un empilement de contraintes logistiques. Et ce type de problème n’est jamais définitif dans le monde des séries. Si Kiefer Sutherland, eOne et les anciens membres du cast se retrouvaient disponibles au même moment, rien n’empêcherait un retour, sous forme de saison 4 ou même de reboot.
Netflix n’a jamais fermé la porte, le studio non plus, et la série a laissé derrière elle suffisamment de pistes inachevées pour justifier une suite. Rien n’est prévu pour le moment, mais Designated Survivor fait partie de ces projets qui peuvent ressurgir du jour au lendemain… si les planètes s’alignent enfin.
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