On parle beaucoup de l’intelligence artificielle ces derniers mois. Data centers géants, puces qui partent en priorité vers les serveurs, mémoire vive achetée par palettes entières. Forcément, à un moment, ça finit par retomber sur le hardware qu’on utilise au quotidien. Le Steam Deck en fait aujourd’hui les frais : Valve fait face à des ruptures de stock, et pointe directement du doigt la pénurie de mémoire et de stockage.
Des ruptures qui pourraient durer
Valve ne parle pas d’un simple retard logistique. Sur son site officiel, le constructeur indique que certains modèles, notamment l’OLED, peuvent être « en rupture de stock intermittente selon les régions en raison de pénuries de mémoire et de stockage ».
En pratique, cela donne une situation assez frustrante : les consoles réapparaissent parfois brièvement en stock… avant de repasser en rupture quelques heures plus tard. Impossible de savoir si c’est une question de jours ou de semaines.
Autre détail important : le modèle LCD 256 Go n’est plus produit. Une fois les unités restantes écoulées, il disparaîtra définitivement du catalogue. Ce qui réduit encore un peu plus les options pour ceux qui espéraient s’équiper sans passer par le marché de l’occasion.
L’intelligence artificielle bouscule tout l’écosystème
Derrière ces tensions, il y a un phénomène bien plus large que le simple succès du Steam Deck. Depuis deux ans, les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle achètent des quantités massives de mémoire vive. Résultat : la DRAM devient plus rare et surtout beaucoup plus chère.
On ne parle pas d’une légère hausse. Certaines estimations évoquent une flambée dépassant les 170 % sur l’année 2025. Et quand le coût d’un composant clé explose, toute la chaîne en subit les conséquences.
Valve a d’ailleurs déjà retardé l’annonce du prix et de la date de sortie de ses futurs appareils (Steam Machine et Steam Frame) en raison de cette instabilité. Le Steam Deck est donc l’un des premiers signaux visibles pour le grand public, mais il pourrait ne pas être le dernier.
Si la situation ne se stabilise pas, d’autres constructeurs pourraient être contraints d’ajuster leurs tarifs ou de gérer eux aussi des ruptures ponctuelles. L’époque où l’on s’inquiétait uniquement des pénuries liées au Covid semble loin. Désormais, c’est l’IA qui redistribue les cartes et qui, indirectement, décide aussi de la disponibilité de nos consoles portables.















