Saint Rows © Deep Silver
Publié le 23/02/2026 à 11:30 par Sharon Gonçalves

C'est fini pour le rival historique de GTA : le créateur de Saints Row confirme l'impensable

Le directeur du premier jeu affirme que la licence est abandonnée et qu’Embracer ne fait plus rien avec elle.

Il y a des franchises qui survivent à tout. Et d’autres qui s’éteignent doucement. Saints Row semble malheureusement appartenir à la seconde catégorie. Cette fois, le signal ne vient pas d’une rumeur, mais de l’un des principaux artisans du tout premier jeu.

Chris Stockman, qui occupait le poste de directeur du design sur le premier Saints Row, estime aujourd’hui que la franchise est probablement morte. Une déclaration qui risque de refroidir définitivement les espoirs des fans.

“J’ai fait de mon mieux pour proposer une voie à suivre”

Sur Discord, en réponse à un fan, Chris Stockman n’a pas tourné autour du pot. Selon lui, il n’y a plus vraiment d’espoir :

“Je pense que la franchise est morte, malheureusement. J’ai le sentiment qu’Embracer n’a aucune capacité à faire quoi que ce soit avec elle. J’aimerais que ce soit différent. J’ai fait de mon mieux pour proposer une voie à suivre, mais ils m’ont ghosté.”

Le ton est amer, d’autant plus qu’il y a encore peu de temps, il expliquait avoir été sollicité pour proposer un pitch autour d’un préquel à la franchise. L’idée était de revenir aux origines des gangs, avec une ambiance marquée par la culture funk et une approche plus sérieuse, plus urbaine, loin des excès délirants des derniers épisodes. Un retour aux racines, une tentative de reconnecter la série avec ce qu’elle était à ses débuts.

À ce moment-là, l’idée semblait avoir une chance d’aboutir. Aujourd’hui, il donne l’impression que le dossier a été refermé.

La chute de Volition et l’échec du reboot

Pour comprendre, il faut remonter à août 2023. Volition, le studio historique derrière Saints Row depuis près de trente ans, a été fermé par Embracer Group. L’équipe a été dissoute, mettant fin à trois décennies d’existence. Concrètement, il n’y a plus de studio interne dédié à la licence. L’IP a été transférée à Plaion, une autre filiale d’Embracer, ce qui signifie que la marque existe encore… mais sans équipe pour la porter.

Cette fermeture n’est pas arrivée par hasard. Le reboot de 2022, qui aurait coûté près de 100 millions de dollars, a été un échec critique et commercial retentissant. Mauvaises ventes, réception tiède, image écornée. C’est cet épisode qui a scellé le sort de Volition et refroidi toute velléité d’investissement supplémentaire.

Dans un groupe comme Embracer, déjà engagé dans une restructuration massive depuis 2023, relancer une franchise associée à un gouffre financier n’a rien d’évident.

Une licence qui ne trouve plus sa place

À une époque, Saints Row était vu comme l’alternative déjantée à Grand Theft Auto. Plus absurde, plus excessif, moins sérieux. Mais le paysage a changé. GTA 6 est désormais le jeu le plus attendu de sa génération, et la comparaison est devenue encore plus écrasante.

Aujourd’hui, rien n’indique qu’Embracer souhaite relancer la licence à court terme. Officiellement, Saints Row n’est pas mort. Mais entre la fermeture de son studio historique, l’échec du dernier épisode et la crise interne de son propriétaire, la déclaration de Chris Stockman sonne moins comme une exagération que comme un constat lucide.