Leonard Limoy réalisateur © Paramount Pictures
Publié le 19/02/2026 à 14:40 par Sharon Gonçalves

Leonard Nimoy réalisateur : ses 6 films classés du pire au meilleur

Derrière l’icône de la science-fiction, il y avait un cinéaste qui a tenté sa chance. L’occasion de classer ses six films en tant que réalisateur, du moins marquant au plus réussi.

On l’associe presque automatiquement à Spock, et difficile de faire autrement. Leonard Nimoy, c’est cette silhouette droite comme un piquet sur la passerelle de l’Enterprise, ce regard impassible qui a traversé les trois saisons de Star Trek à partir de 1966 avant de revenir au cinéma dès 1979 avec The Motion Picture. Même ses autres rôles, notamment dans L'Invasion des profanateurs, n’ont jamais vraiment réussi à faire oublier le Vulcain.

Ce qu’on sait moins (ou qu’on oublie facilement) c’est qu’il a aussi mené une vraie carrière de réalisateur. Six longs-métrages mis en scène sur une dizaine d’années, d’abord au cœur même de la saga qui l’a rendu célèbre, puis en dehors. Avec à la clé un énorme succès populaire, quelques tentatives plus audacieuses, et deux échecs qui ont nettement freiné l’élan.

L’occasion de les classer, du moins marquant au plus réussi, pour voir ce que valait vraiment Leonard Nimoy quand il quittait le fauteuil du commandant pour celui du metteur en scène.

6. Holy Matrimony (1994)

On commence par la fin. Et pas la plus glorieuse. Holy Matrimony est le dernier film réalisé par Leonard Nimoy, et aussi le pire. Patricia Arquette y incarne une voleuse qui rejoint une communauté huttérite pour épouser un jeune garçon (Joseph Gordon-Levitt) afin de mettre la main sur un héritage. Le ton hésite, l’humour ne prend jamais, et le sujet met franchement mal à l’aise. 0 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes, 713 000 dollars récolotés au box-office. Après ça, Leonard Nimoy quitte la réalisation.

Holy Matrimony Buena Vista Pictures Distribution

5. Chéri, dessine-moi un bébé (1990)

Quelques années plus tôt, ça commençait déjà à sentir le roussi. Funny About Love réunit pourtant Gene Wilder et un concept de comédie romantique pas si banal : un homme en crise, incapable d’avoir un enfant avec sa femme, entame une liaison… et se retrouve face à ses choix. Sur le papier, il y avait matière. À l’écran, tout est trop tiède. Gene Wilder semble mal à l’aise, le scénario n’ose jamais aller au bout de ses idées. Ce n’est pas un naufrage total, mais on est loin d’un film marquant.

Chéri, dessine-moi un bébé TriStar Pictures

4. Le Prix de la Passion (1988)

Avant les comédies des années 90, Leonard Nimoy avait tenté un virage plus sérieux. The Good Mother est un drame porté par Diane Keaton, autour d’une mère divorcée dont la nouvelle relation déclenche une bataille judiciaire pour la garde de son enfant. Sujet sensible, traitement appliqué, casting solide avec Liam Neeson. Leonard Nimoy fait le travail avec tact. Mais le film reste coincé, sans véritable souffle. Une tentative respectable, sans l’étincelle qui change tout.

Le Prix de la Passion Buena Vista Pictures Distribution

3. Star Trek 3 : À la recherche de Spock (1984)

Retour au point de départ. Son premier film comme réalisateur, obtenu à condition de reprendre le rôle de Spock. Suite directe de La Colère de Khan, le film suit Kirk et l’équipage dans leur tentative de récupérer le corps de Spock sur la planète Genesis. Chapitre intermédiaire, plus sombre, chargé en enjeux personnels. Leonard Nimoy tient solidement la barre pour un premier essai. Ce n’est pas le Trek le plus flamboyant, mais il installe une vraie continuité et prouve que Leonard Nimoy peut faire plus que lever un sourcil.

Star Trek 3 : À la recherche de Spock Paramount Pictures

2. Trois Hommes et un bébé (1987)

Entre deux voyages dans l’espace, Leonard Nimoy frappe un grand coup ailleurs. Trois Hommes et un bébé repose sur un concept simple : trois célibataires endurcis doivent s’occuper d’un nourrisson laissé devant leur porte. Steve Guttenberg, Tom Selleck, Ted Danson. Le trio fonctionne immédiatement. Leonard Nimoy capte le décalage, laisse la comédie respirer, et transforme le tout en énorme succès : 160 millions de dollars au box-office. Son plus gros hit hors Star Trek.

Trois Hommes et un bébé Buena Vista Pictures Distribution

1. Star Trek IV: Retour sur Terre (1986)

Et au sommet, celui où tout s’aligne. Star Trek IV: Retour sur Terre envoie Kirk et son équipage dans le passé pour sauver des baleines et, accessoirement, la Terre. Dit comme ça, ça paraît improbable. Mais Leonard Nimoy comprend que la force du film est dans le décalage. Il assume la comédie, multiplie les situations de “poissons hors de l’eau” et insuffle une vraie légèreté après les épisodes plus sombres. Le public suit, le film cartonne, et il conclut la trilogie entamée avec La Colère de Khan. Le plus drôle des Star Trek. Et le meilleur film réalisé par Leonard Nimoy.

Star Trek IV: Retour sur Terre Paramount Pictures